Peur de l’échec, page blanche ? C’est peut-être la peur de réussir!

Hello tout le monde, aujourd’hui on se retrouve pour une petite réflexion personnelle que j’ai eu envie de partager avec vous.

Il y a quelques mois je lisais un article de Calliope sur le blog Ma plume Sa muse. Elle parlait des raisons qui peuvent expliquer le fameux syndrome de la page blanche, qu’on peut tous connaître un jour ou l’autre. Dans les causes évoquées, Calliope mentionnait la peur de l’échec. Et même si je reconnais que cette peur peut vraiment nous bloquer, j’ai eu envie de compléter cette liste en y ajoutant une autre, plus difficile à identifier, car bien plus sournoise : la peur de réussir.

Ça paraît absurde n’est-ce pas ? Qui pourrait avoir peur de la réussite, du succès, de concrétiser ses projets ou ses rêves ? Moi aussi j’ai pensé ça la première fois. Et pourtant, j’ai réalisé combien cette peur est réelle et handicapante. Elle ne s’applique pas uniquement aux auteurs bien sûr, elle peut toucher n’importe qui, dans n’importe quel aspect de la vie. Mais laissez-moi vous raconter une petite anecdote pour illustrer mon propos.

Peur de l’échec ? Non, peur de réussir !

Il y a deux ans, j’étais chez mon psy et je parlais de mon parcours professionnel. C’était avant que je décide de me lancer dans l’écriture. Je me plaignais pour la énième fois que ma peur de l’échec m’empêchait de devenir une vraie journaliste. J’avais tellement peur de me planter que ça me paralysait et je n’osais pas y aller à fond. Du coup je ne parvenais à décrocher que quelques articles par-ci par-là. Mais pas de vrai job à temps plein… Et là, mon psy a soupiré d’exaspération et m’a dit en levant les yeux au ciel (pas très déontologique je sais, mais il faisait ça chaque fois qu’il voulait me secouer 😜) :       « Vous n’avez pas peur d’échouer, vous avez peur de réussir ! ».

Evidement j’ai bondi ! Je me suis dit : « Whaaaat ? Mais avec quoi il vient ?! N’importe quoi ! C’est pas vrai, j’ai envie de réussir dans ce métier. Ça fait sept ans que j’essaye, j’ai multiplié les formations pour me perfectionner et ajouter des cordes à mon arc, je m’accroche malgré les obstacles et les refus… Si je ne voulais pas réussir, j’aurais laissé tomber il y a longtemps ! »

Puis comme d’habitude, ma séance de thérapie hebdomadaire a tourné en toile de fond dans mon esprit. Jusqu’à ce qu’une nuit : ding ! Illumination ! Il avait raison cet enfoiré!

J’ai compris que c’était totalement vrai. Ou plutôt je l’ai admis, car au fond de moi je le savais très bien. Depuis longtemps d’ailleurs. J’avais peur de réussir parce que pour moi, réussir aurait signifié me rendre chaque jour dans une rédaction pour bosser comme journaliste. Et en fait, si j’étais honnête, je n’en avais pas réellement envie, contrairement à ce que je croyais… Puis quelques temps plus tard, j’ai vécu ce fameux moment où j’ai réalisé que ce que je voulais vraiment, c’est être écrivain. Et d’une certaine façon, tout est devenu clair et logique. Je m’empêchais inconsciemment de devenir journaliste à plein temps, pas parce que j’avais peur d’échouer, mais parce que ça m’aurait lancée sur une voie qui finalement n’était pas celle que je voulais… Je me sabotais, parce que réussir en tant que journaliste (qui est un métier très prenant et chronophage) m’aurait empêchée de me consacrer totalement à l’écriture. Et je serais passée à côté de ce que j’avais réellement envie de faire…

L’angoisse de la page blanche

Pourquoi je vous parle de tout ça, et qu’est-ce que ça a à voir avec la page blanche ? Simplement que si vous pensez être freiné.e par la peur de l’échec, il se peut qu’en fait ce soit la peur de réussir qui vous bloque. Parce que réussir signifierait sortir de votre zone de confort et peut-être changer de vie. Ce qui n’est pas aussi facile à accepter qu’on le pense.

Peur de l’échec, peur du changement, peur de la réussite… Pour moi ce sont tous les côtés d’un même triangle. Qui peuvent se confondre, mais qui illustrent parfois les mêmes choses. Ce que vous prenez pour la peur de l’échec n’est peut-être que la peur du changement que la réussite entraînerait…

Vous ne me croyez pas ? Très bien, faisons une petite mise en situation 😉

Actuellement votre zone de confort c’est : « J’ai envie d’être écrivain et d’écrire ce bouquin ». Complété par : « Mais je n’y arriverai jamais, les idées me fuient, je ne parviens pas à écrire ». Mais c’est pas grave n’est-ce pas ? Pour l’instant personne n’attend rien de vous, puisque vous n’avez encore rien publié. No pressure, à part celle que vous vous mettez vous-même…

Mais que se passerait-il si vous finissiez ce bouquin et qu’en plus vous trouviez un éditeur qui accepte de le publier ? Tout de suite ça change la donne…

Déjà vous vous exposez, en publiant un livre dans lequel vous avez mis tout votre cœur. C’est hyper intimidant. Ensuite, vos nouveaux lecteurs auront des attentes. Et vous vous dites : « Est-ce que j’arriverai à écrire un deuxième, puis un troisième bouquin, qui plairont autant ? ». Là on commence déjà à sentir la pression monter d’un cran…

Mais imaginez qu’en plus, votre livre soit un énorme succès et qu’il se vende à des millions d’exemplaires (ce que je vous souhaite !). Vous devrez participer à des salons et foires du livre, pour rencontrer vos lecteurs et dédicacer votre bouquin… C’est un genre d’exposition supplémentaire, en live, et non plus via votre écriture ou Internet (blog, réseaux sociaux etc). Re-intimidation, voire angoisse de fou si vous êtes timide ou introverti.e. Et je parle même pas des déplacements réguliers et du changement de vie que ça entraînerait. Vous avez envie de tout ça, mais au fond, ça vous stresse peut-être…

Maintenant imaginez que votre bouquin remporte carrément le Goncourt (encore une chose que je vous souhaite) ! Ça veut dire des interviews à donner, y compris à la télé. Des invitations à des émissions littéraires, où on vous demandera votre avis sur des tas de sujets, alors que vous aurez l’impression d’avoir la culture générale d’une courgette ! Au secooouuurs !!! 😲😱

Bon si je vous dis tout ça, c’est pas pour vous faire flipper évidemment ! Ni vous suggérer d’arrêter d’écrire avant qu’il ne soit trop tard et que la machine se mette en route. C’est juste pour illustrer les craintes ou angoisses inconscientes que vous avez peut-être derrière l’envie d’écrire. Des angoisses qui peuvent passer pour une peur de l’échec (Je n’y arriverai jamais, la preuve je bloque devant ma page !), mais qui sont peut-être dues à la peur de réussir et de tout ce que ça entraînerait (C’est pas plus mal au fond si je n’y arrive jamais, ça changerait trop de choses dans ma vie). Et donc vous vous auto-sabotez sans même le savoir… Vous pensez bloquer à cause d’un manque d’inspiration, de ce foutu syndrome de la page blanche, alors qu’en fait c’est vous-même qui entravez votre créativité pour avoir une bonne excuse de ne pas finir votre manuscrit. Et donc ne pas avoir à le publier et lancer la machine, en vous exposant à la critique qui plus est…C’est donc bien une peur de réussir en réalité.

Ok j’ai peur de réussir. Je fais quoi maintenant ?

Voici deux phrases que j’ai tirées du livre L’Alchimiste, de Paulo Coelho :

‘‘ J’ai peur de réaliser mon rêve et n’avoir ensuite plus aucune raison de continuer à vivre. […] Mais j’ai peur que ce ne soit une immense déception, de sorte que je préfère encore me contenter de rêver.’’

Si ça c’est pas de la peur de réussir ! Mais c’est aussi tellement triste de ne pas poursuivre son rêve. Que ce soit par peur de la réussite ou par peur de l’échec d’ailleurs. Il y a une raison si on nous a donné la capacité de rêver. C’est notre moteur, ce qui nous pousse en avant. C’est ce qui fait qu’on vise toujours plus haut, toujours plus loin. Si votre rêve à vous c’est d’être écrivain, ne laissez pas des angoisses vous barrer la route. Apprenez à les identifier et à les reconnaître pour ce qu’elles sont. Juste des angoisses.

Et ces angoisses ne définissent pas votre vie, sauf si vous leur en laissez la possibilité (ok c’est plus facile à dire qu’à faire). Oui votre vie va peut-être changer si vous parvenez à publier vos livres. Et oui ça fait peur. Mais est-ce une raison pour vous empêcher d’aller jusqu’au bout ? Pour l’instant vous avez peur parce que cette vie-là ne fait pas partie de votre zone de confort. Mais vous savez quoi ? Rien de ce que vous avez réalisé jusqu’à présent n’en faisait partie au début. Ça ne vous a pas empêché de continuer… Quand vous étiez petit.e, aller à l’école ne faisait pas partie de votre zone de confort avant votre première rentrée scolaire. Une fois jeune adulte, aller au boulot tous les jours ne faisait pas partie de votre zone de confort non plus avant votre premier job. Et si vous avez des enfants, ça ne faisait clairement pas partie de votre zone de confort, avant que le test de grossesse ne s’avère positif ! Pourtant vous avez fait toutes ces choses, vous avez trouvé un moyen de gérer ces changements et d’élargir votre zone de confort pour les intégrer à votre vie…

Ce sera pareil avec votre carrière d’écrivain. Vous trouverez un moyen de gérer le fait de vous exposer à la critique, de discuter avec vos lecteurs, de trouver d’autres idées d’histoires, de faire les déplacements aux foires du livre… Et pourquoi pas de gérer votre succès planétaire même ! 😄 On peut rêver non ? OUI ! C’est exactement ce que j’essaye de vous dire en radotant depuis une heure. Rêvez les amis ! Faites taire vos angoisses et rêvez ! Vous trouverez un moyen de gérer les retombées de votre rêve une fois que vous l’aurez concrétisé !

Donc reprenez votre texte, attrapez votre stylo ou votre clavier et écrivez. Dépassez ces stupides blocages qui ne servent à rien, qu’ils soient dus à la peur de l’échec ou à la peur de réussir. Qu’est-ce qui peut vous arriver de pire ? Votre vie ne s’écroulera pas si vous échouez. Et certainement pas si vous réussissez. En revanche, elle s’écroulera peut-être si vous abandonnez. Parce qu’abandonner son rêve, ÇA c’est destructeur !

Alors au boulot les ptits loups ! 💪😃

16 commentaires sur “Peur de l’échec, page blanche ? C’est peut-être la peur de réussir!

  1. Je lis enfin ton article (Honte sur moi!). Merci de partager ton expérience avec autant de sincérité et d’ouverture. Cela laisse à réfléchir… Je suis actuellement en train d’écrire une thèse et tes pensées sont très éclairantes. Tu as l’air d’avoir repris le dessus sur tes peurs. Quel courage!

    Et un immense merci pour la citation de Paulo Coelho. Je vais l’accrocher au dessus de mon bureau.

    1. Mais de rien, avec plaisir 😊 Le livre dont la citation est tirée est une petite pépite aussi 😉 Je suis ravie que mon article te donne des pistes pour ta thèse…Quel est le sujet d’ailleurs, si c’est pas trop indiscret? 😀

  2. Ce que je retiens de ton article, c’est que les psy ont quand même souvent raison ~
    Comment ça je suis partiale ?

    Plus sérieusement, j’ai apprécié ta réflexion très vraie, et j’ajouterai la mienne. C’est celle d’une personne qui s’est convaincue de ne pas écrire pendant plusieurs années parce qu’au delà des pressions extérieures, elle avait dans la tête un roman idéal – qui n’avais pas encore vraiment la forme d’un roman d’ailleurs. Disons une idée idéale (huhu). Et passer à l’acte d’écrire c’est douloureux en ce cas, car ça poignarde cet idéal (clairement, un premier jet, c’est un coup de poignard !) On rate en essayant de transcrire. C’est un bon ratage, bénéfique pour ce qui vient après, sauf que pour l’accepter c’est très difficile. Cessez de rêver le roman idéal pour écrire le roman qui existera, ça a été toute une étape !

    Ravie d’avoir découvert ton blog ! 😉

    1. Tu as bien raison 😊 On rêve tous du roman idéal, qui s’écrirait en un seul jet, sans aucun besoin de correction…Ce serait génial 😂 Mais je pense que ces révisions successives sont bénéfiques car on mûrit aussi avec le texte, à chaque relecture…Même si on a d’abord laissé l’idée mûrir en nous pendant des années avant de commencer à l’écrire…Ce n’est pas la même chose que de la voir sur papier…Et comme tu le précises, ce premier ratage est bénéfique aussi. Comme on dit: on peut toujours corriger une mauvaise page, mais on ne peut pas corriger une page blanche 😉 Ravie de t’accueillir ici, sois la bienvenue 😊 Je vais de ce pas découvrir ton site! A bientôt 😀

  3. Oups, j’ai scindé mon commentaire haha.
    bref, je disais : il y a maintenant une éternité, je voulais faire du dessin animé, apprendre, entrer dans une école prestigieuse, atterrir chez Pixar, lol. J’ai mis énormément de temps à avoir le niveau de dessin requis, mais une année, une école m’a admise. J’y suis allée des étoiles plein les yeux, prête à réaliser mon rêve, à construire l’échelle qui me permettrait de toucher la lune morceau par morceau.
    Et là, patatras.
    La formation m’a dégoûtée, autant que la découverte de ce qu’était réellement le métier dans cette industrie.
    J’ai été si déçue et désemparée que j’ai plongé dans une profonde dépression de laquelle je pense ne pas être totalement revenue. Depuis, j’ai très peur de vivre une autre désillusion de ce genre. Je me passionne pour des tas de choses (et quand je dis passionne, je pèse mes mots) que je me force à abandonner avant de les concrétiser, par peur de replonger.

    1. Je comprends tout à fait. Des illusions qui volent en éclat, ça fait très mal. J’ai vécu des situations similaires, que ce soit dans le milieu du journalisme ou de la politique européenne et c’est vrai que c’est douloureux. Surtout quand en plus on a l’impression que les autres nous font bien sentir qu’on a rien à faire là (le fameux sentiment d’appartenance dont tu parlais sur ton blog 😉). Après avec le recul, je pense que la peur est au contraire un bon indicateur. Déjà parce que la peur n’est pas forcément négative. A la base c’est un mécanisme qui sert à nous protéger (la petite voix qui à l’époque hurlait à nos ancêtres: Ne fonce pas sur le mammouth enragé! 😂). Le problème c’est que depuis lors, il n’y a plus de mammouths dont elle doit nous protéger. Du coup elle se rabat un peu sur tout et n’importe quoi, et vire carrément maman ours qui défend son petit bec et ongles (oui je sais les ours n’ont pas de bec! 🤣). Alors c’est à nous de faire le tri. Pour lui dire: « Oui telle chose tu dois m’en protéger » ou « Non celle-là ça va, c’est safe ». Le truc c’est qu’à l’époque, l’un des plus grands dangers c’était simplement de quitter la caverne ou s’aventurer en territoire ennemi. En d’autres termes, sortir de sa zone de confort…Tu vois où je veux en venir? 😜 Pourtant déjà à l’époque, quitter sa zone de confort était nécessaire pour survivre (il fallait bien chasser, pêcher etc). C’est pareil aujourd’hui, mais la nécessité s’exprime autrement. Tu peux aller pêcher ou chasser chez Carrefour…En revanche trouver un job, et si possible qui te fait vibrer, c’est une nécessité aussi…Il faut donc entendre la peur qui te hurle de ne pas t’exposer, lui dire que Ok t’as bien capté le message, tu reconnais et valide son bien-fondé…Mais que quand même, tu veux essayer de faire telle ou telle chose….Et la peur te servira juste à garder les yeux ouverts et être sur tes gardes pour anticiper…Bon ça fait long comme premier point, désolée 😅 Le deuxième est plus court: si tu te forces à abandonner quelque chose qui te passionne, tellement tu as peur d’être désillusionnée, c’est la preuve que cette chose te tient vraiment à cœur…Si on n’a pas peur de perdre c’est qu’on n’a rien à gagner 😉 Je sais que tout ça est facile à dire et la dépression n’arrange rien..Crois-moi j’en étais au même point il y a deux ans! Mais tu sais ce que j’ai réalisé? La seule chose qui me faisait encore plus peur que l’échec, la réussite, sortir de ma zone de confort ou me prendre une claque…Bein c’était de m’empêcher de vivre! Cette simple idée me terrifiait et pourtant c’est exactement ce que je faisais! M’empêcher de vivre, d’expérimenter, de faire toutes ces choses qui m’attiraient…Quand j’ai pris conscience de ça, ça m’a terrorisée. Parce qu’un jour je vais mourir. Et sur mon lit de mort il sera trop tard…C’est très bref une vie humaine. En comptant l’enfance où on ne fait pas ce qu’on veut et la vieillesse où on n’est plus en état de faire ce qu’on veut, l’un dans l’autre on a quoi? 50 ou 60 ans pour en profiter? C’est rien 50 ans.A peine un battement de cœur à l’échelle de l’Histoire…On ne peut pas rallonger le temps qu’on passe ici…Mais on peut décider de ce qu’on en fait… N’aie pas peur d’oser. Au pire tu te plantes, et alors? Tu n’en mourras pas…Tu réessaieras, ça ou autre chose…Mais en revanche, si tu n’oses jamais, tu mourras à petit feu à force de t’empêcher d’essayer…Courage! 😊

    1. Je complète mon commentaire ici, sinon ça va faire vraiment trop long 😜 Je voulais juste ajouter deux choses: je ne sais pas si c’est comme ça que tu le ressens; mais ce que tu as vécu n’était pas un échec. Tu as essayé et c’est ce qui compte. Le véritable échec aurait été de ne pas essayer…Et maintenant au moins tu sais ce que tu ne veux pas. C’est une chose en plus à barrer sur ta liste quand tu te demandes ce que t’as vraiment envie de faire 😊 Deuxièmement, pour moi l’une des citations qui m’a le plus ouvert les yeux, c’était une phrase d’Oprah Winfrey: « L’échec est la façon qu’a Dieu de nous dire: Excuse-moi, tu vas dans la mauvaise direction! » Je suis pas particulièrement religieuse et on peut remplacer Dieu par la vie, le destin ou autre chose…Mais je trouve cette phrase tellement juste. C’est elle qui m’a permis d’arrêter de m’auto-flageller pour mes échecs passés. Ou ce que je prenais pour mes échecs. Par exemple, le fait de ne pas avoir réussi à développer une carrière de journaliste. Après coup oui j’ai admis que ce n’était pas ce que je voulais vraiment faire. Mais avant d’être capable de l’admettre il a fallu que je me pardonne pour ce que je pensais être des échecs. Le fait est que c’était juste la vie qui me signalait que je n’allais pas dans la bonne direction 😊 Aujourd’hui, non seulement j’arrive à me pardonner (la plupart du temps 😜) mais en plus je suis même reconnaissante pour ces échecs. Chacun d’eux n’était qu’un carrefour supplémentaire qui m’emmenait vers la voie qui était vraiment la mienne et que je devais suivre pour être heureuse 😊 Ton expérience dans cette école n’était pas un échec. Une désillusion oui peut-être. Mais c’était surtout un tournant nécessaire dans ta vie. Imagine si tu t’étais accrochée après avoir découvert le milieu apparemment pas très sympa que c’était…Tu aurais fini par faire un job qui peut-être ne t’aurait pas plu énormément, dans un milieu qui t’aurait dégoûtée…De quoi t’assurer un bon burn out et une carrière passée à désespérer tous les matins en allant au boulot…L’un dans l’autre, moi je dirais plutôt que tu l’as échappé belle 😉

  4. Alors je ne pense pas souffrir de ce problème au niveau de l’écriture … Mais je viens d’avoir un gros choc par rapport à la façon dont je perçois ma vie professionnelle. Parce que je n’ai, effectivement, aucune envie d’attirer trop la lumière, de devoir assumer des tas de responsabilités et de devoir travailler alors que je voudrais aller écrire.

    Merci pour ce partage !

  5. Emily, tu viens de bouleverser ma façon de me voir moi-même. Il faut que je réfléchisse, le grand trou noir qui s’est ouvert en moi a besoin que je l’alimente, mais merci……. pour cet article si inspirant, éclairant, qui vient d’allumer l’ampoule que je croyais grillée en moi !!!!!

  6. Super article, extrêmement (re)motivant ! Ton anecdote sur ta propre histoire avec ta carrière avortée de journaliste est un exemple très parlant…De mon côté, je ne pense pas (trop) avoir « la peur de réussir », mais en te lisant, je réalise qu’effectivement les choses ne sont pas si simples que ça, et qu’on le veuille ou non, la réussite induit bien des changements assez conséquents dans une vie. Autant j’ai réellement envie de parvenir à mes fins, autant je sais très bien qu’au fond de moi, un exercice comme celui des émissions télé ou des interview me terroriserait haha. Mais on n’a rien sans rien ! 😉

    1. Oui comme tu dis, dès qu’il y a du changement il y a des conséquences, positives comme négatives…Après au niveau de l’écriture on peut très bien écrire pour soi ou pour ses proches, sans chercher à publier son livre. Et même s’il est publié, on peut choisir de ne pas chercher à s’exposer à son lectorat…Mais dans le monde d’aujourd’hui ça me paraît un peu compliqué…

    2. Oui comme tu dis, n’importe quel changement dans nos vies aura des conséquences, bonnes ou mauvaises…Je pense qu’i faut juste en avoir conscience et s’y préparer…Après, je parle ici des auteurs qui ont l’intention de publier leurs livres évidement…Certains écrivent peut-être pour le plaisir, ou juste pour le partage sur un blog mais sans avoir l’intention de vendre des bouquins…C’est encore différent comme démarche. Et puis si vraiment on ne veut pas se confronter au public (d’une façon ou d’une autre), on peut toujours mettre nos livres en vente mais refuser de faire tout ce qu’il y a autour (blog, réseaux sociaux, rencontres et dédicaces dans des foires du livre etc). Ça me paraît un peu compliqué à faire de nos jours mais pourquoi pas…🤔

Un petit mot à ajouter ?

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.