10 choses que j'aime et que je déteste dans l'écriture

Collab’ : 10 choses que j’aime et que je déteste dans l’écriture

Salut les ptits loups, comment ça va ?

Aujourd’hui est un jour spécial. Celui de ma toute première collaboration avec d’autres Youtubeuses ! 😃 On va partager 5 choses qu’on aime et 5 choses qu’on déteste dans l’écriture.

Ce sont des Youtubeuses qui gèrent une chaîne d’écriture bien sûr. Et pas n’importe lesquelles, puisqu’il s’agit d’Elodie Lauret, Christelle Lebailly, Morgane, de la chaîne Morgane Ecrivain, et Eylau de la chaîne Eylau-No-Hon. Je suis vraiment touchée et honorée qu’Elodie m’ait proposé de faire cette collaboration avec elles, d’autant que leurs chaînes respectives sont très sympas ! 😃 Je la remercie donc du fond du cœur 😘

Alors, de quoi qu’on va causer durant cette collab’ entre auteures ? Ben tiens, d’écriture évidement ! De ce qu’on adore et de ce qu’on déteste. Car on a beau être passionnées par ce qu’on fait, il faut reconnaître que les choses ne sont pas toujours rose bonbon, pleines d’étoiles et de licornes !

(PS : si vous voyez passer une licorne durant une session d’écriture, prenez-la en photo, envoyez-la moi, puis allez vous coucher. C’est probablement le signe que vous avez atteint vos limites ! 😂)

Je vous laisse ma vidéo ici, mais bien entendu si vous préférez continuer à lire, l’article est en-dessous 😊

 

Comme je suis la personne la plus positive de l’univers (paaaah la bonne blague!), je vais commencer par le négatif. Histoire de plutôt finir sur une note agréable et ne pas vous plomber le moral pour le reste de la soirée. C’est parti donc pour les

5 choses que je déteste dans l’écriture

 

1) La pression

Ecrire a beau être un plaisir, on se met quand même une sacrée pression parfois ! 😱 Peur de mal faire, d’échouer, de ne pas parvenir à transmettre sur papier l’histoire qu’on veut écrire, les personnages ou descriptions tels qu’ils existent dans notre tête, peur de se ridiculiser, de recevoir des critiques dévastatrices, de ne pas trouver de lecteurs, de ne jamais pouvoir vivre de notre plume… Il y en a à la pelle des façons de se mettre la pression. On voudrait que notre bébé (aka notre roman) soit le plus beau du monde, le meilleur et du coup on stresse et on s’auto-flagelle pour un oui ou pour un non.

2) Le manque de temps

Certes ce n’est pas lié à l’écriture en tant que telle, mais ça en fait partie. J’ai l’impression de ne jamais avoir assez de temps pour écrire. Ou plutôt de ne jamais parvenir à prendre le temps d’écrire. Entre le blog, la nouvelle chaîne YouTube, les réseaux sociaux, les publications à créer, les corrections de mon roman, la création de la couverture et le quotidien… Je ne me souviens même plus à quand remonte la dernière fois que j’ai juste écrit. Vraiment écrit. Pas relu, pas corrigé, pas peaufiné, pas préparé un article… Juste écrit, pour le plaisir… Oui, il y a eu quelques occasions, grâce notamment au live d’écriture organisé chaque dimanche par Elodie Lauret sur Instagram. Ainsi qu’une inspiration qui m’est venue une nuit, un voyage dans un restaurant chinois (que j’ai partagé sur ce blog). Mais bon, trois ou quatre fois sur un mois, c’est pas beaucoup… Et surtout, avant ça, cela faisait des mois que ça ne m’était plus arrivé ! Hormis pour corriger mon roman ou noter des bouts de dialogues pour le prochain. Mais je n’ai rien vraiment créé de nouveau… Je n’avais pas le temps, tout simplement. C’est vrai que je n’ai pas la discipline de me dire: Je commence ma journée par une ou deux heures d’écriture. Ce qui me permettrait d’écrire au quotidien, avant de me lancer dans tout le reste. J’avoue, c’est une chose que je ne sais pas faire. Mais quand même… Ce manque de temps pour écrire est l’une des choses qui me pèse le plus.

3) La charge mentale

Quand je dis « charge mentale », je fais référence au fait que lorsqu’on écrit un livre, il est en permanence présent dans notre esprit et on pense à plein de choses sans arrêt. Est-ce que tel environnement est assez bien décrit, comment je peux faire évoluer mes personnages, est-ce que j’ai ajouté finalement ce passage qui m’est venu cette nuit à deux heures du matin quand j’arrivais pas à dormir ? Pour la couverture je pars sur du gris souris ou sur du gris anthracite ? Et à quel moment je commence à parler de mon histoire à mes lecteurs ? Je partage des extraits pour teaser ou pas ? Et si oui, lesquels ? Je veux que ça donne envie mais sans spoiler… Ah zut, mes bêta-lecteurs me disent qu’on ne s’attache pas assez à mon héroïne (là on fait une pause et on passe deux jours prostrée dans un coin à mâchouiller ses cheveux en pleurant! 😅). Bref notre histoire occupe en permanence notre esprit, nos personnages s’animent derrière nos yeux fermés et parfois c’est très difficile de penser à autre chose. Non pas que ça me dérange d’être obsédée par mon roman, entendons-nous bien. Mais parfois ça ne laisse plus de place pour le reste.

4) La fameuse question qui tue

« Ça avance ton roman ? » 😱 Et ses variantes: Alors, t’en es où dans ton livre ? Quoi, t’as pas encore/toujours pas fini ? Et ces corrections, t’en es où ? Ça y est, il est bientôt en vente ton roman ?

OH-MON-DIEU ! Si vous voulez plonger un auteur dans une spirale colérique ou au contraire une phase dépressive, allez-y, vous savez quoi dire !

Les auteurs sont souvent très sensibles et doutent d’eux-mêmes en permanence. Nous demander où en est notre roman, c’est nous rappeler que malgré des mois de travail et tous nos efforts, on est toujours pas près de publier quoi que ce soit… C’est un peu nous mettre le nez dans notre caca quoi (si vous me pardonnez l’expression 😅). Et ça franchement c’est pas cool.

5) Le manque de reconnaissance

C’est le dernier point que j’aborde, mais pourtant c’est le numéro un de ma liste. LE truc qui me rend dingue et que je déteste. Il n’est pas vraiment lié à l’écriture en elle-même non plus, mais il fait partie du processus. Et quand je dis « manque de reconnaissance », je ne parle pas de celle du public ou d’une volonté d’être célèbre. Je parle de tous ces gens, parfois nos proches, qui considèrent qu’être écrivain ce n’est pas un métier ! Aaaaargh, si vous voulez me mettre dans une rage noire, c’est la phrase parfaite à prononcer devant moi. L’an dernier j’avais d’ailleurs publié un coup de gueule à ce sujet sur le blog, c’est vous dire à quel point ça me met hors de moi. 

 

Voilà, maintenant que les aspects moins sympas sont derrière nous, passons à la meilleure partie ! 😃

5 choses que j’aime dans l’écriture

 

1) Ben, écrire !

Rien que ça, ça suffit. L’écriture m’aide à vibrer, à vivre, à respirer… Voilà, il n’y a rien d’autre à dire je pense 😅

Bon ok, je vais quand même aller plus loin. Ce qui me plaît c’est la diversité et les possibilités qu’offre l’écriture… Tellement d’histoires à raconter, de personnages à créer, de genres à explorer… Ça donne presque le vertige ! On peut tout faire, inventer le monde qu’on veut, les règles qu’on veut, la vie qu’on veut… Il n’y a aucune limite à l’écriture, si ce n’est celles de notre imagination ! Et avant que celle-là se taise ! 😄 Et puis en tant qu’auteur, on ne fait jamais la même chose. Certes le processus est à peu près pareil : on a une idée, on fait des recherches, on écrit, on corrige, on corrige encore, on réécrit, on recorrige de nouveau, on publie (soi-même ou via une maison d’édition), on fait la promo de son livre tout en travaillant sur le prochain etc. Mais justement, la diversité est là. Chaque livre est différent, une histoire n’est pas l’autre, les personnages ne sont pas les mêmes… L’écriture est une source inépuisable de possibilités et de diversité.

2) Les échanges et le sentiment d’appartenance

Grâce à l’écriture j’ai rencontré des personnes formidables, aussi passionnées que moi, avec qui discuter et échanger autour de notre pratique. Sur Instagram, sur Twitter, il y en a plein des gens comme moi ! 😁 Des névrosés qui sont capables de psychoter durant une heure parce qu’ils ne trouvent pas le mot juste. Des tarés qui ont plusieurs personnages qui vivent dans leur tête et qu’ils engueulent parfois, quand ils ne font pas ce qu’on leur demande. Des introvertis/asociaux qui préfèrent rester planqués chez eux et ne demanderont jamais qu’on se voie IRL. Des gens qui savent que quand on est pris dans l’écriture d’une histoire, c’est pas la peine de nous parler, on ne retient pas ce que vous dites… Mais qui plus que tout, adorent discuter de cette passion ! Désormais j’ai un endroit où je peux rencontrer des personnes qui me ressemblent, et ça, c’est juste génial ! 

3) La liberté

Ecrire c’est être libre. Dans tous les sens du terme. Libre de voyager par la pensée, libre de rêver toujours plus haut, toujours plus loin, libre de faire ce qu’on aime, même quand c’est impossible. L’écriture nous permet de vivre au fond de l’océan aux côtés d’une civilisation disparue, d’embarquer pour une aventure dans l’espace ou dans un monde parallèle… Et même de voyager au plus profond de l’âme humaine, à la recherche/découverte de ses secrets les plus enfouis… Mais ça permet aussi d’être libre au sens propre. On peut écrire de n’importe où, à n’importe quel moment. Ce qui laisse la porte ouverte à des tas de choses. J’aime assez l’idée de devenir digital nomad par exemple. Ou en tout cas de pouvoir aller passer trois mois à un endroit, revenir, puis repartir deux mois, tout en continuant à travailler. L’écriture me permettrait d’envisager cette vie si je le souhaite. J’avoue que ça me trotte dans la tête depuis quelques temps. Je ne sais pas si je le ferai un jour, mais la possibilité est là. L’écriture m’offre cette liberté supplémentaire…

4) L’inépuisable source d’apprentissage.

J’adore apprendre de nouvelles choses. Et ça tombe bien, en tant qu’auteur on n’a jamais fini d’apprendre ! Qu’il s’agisse d’améliorer notre écriture ou de faire des recherches pour notre prochain livre, il y a toujours de la matière à absorber. Cette soif de connaissance est donc utile et permet d’emmagasiner ces nouvelles informations. Je ne pourrais pas me contenter d’un métier où je ferais toujours la même chose sans rien apprendre de nouveau ! Je m’ennuierais très vite je pense.

5) La confiance en soi et la connaissance de soi

Je sais, ça fait très philosophique dit comme ça. Mais l’écriture m’a fait découvrir des ressources que j’ignorais posséder. J’apprends à mieux gérer le doute, à dépasser mes limites, à ne rien lâcher. J’ai même appris que j’avais l’esprit de compétition. Et surtout, j’ai découvert à quel point ma volonté peut être tenace, quand je le décide. L’an dernier, lors de la dernière ligne droite du NaNoWriMo, j’ai écrit 12.000 mots en 24 heures ! 😱 DOUZE MILLE LES GARS ! C’est mon record personnel, avec celui de la durée d’écriture. Sur ces 24h, j’en ai passé dix-sept à écrire non-stop. Une séance d’écriture de 17 heures, vous imaginez un peu ? Au-delà de tout ça, les échanges dont je parlais il y a un instant aident aussi à développer ma confiance en moi. Quand quelqu’un me remercie pour un conseil que j’ai donné et/ou précise que ça l’a aidé, je me dis chaque fois: « Mince alors ! Mais en fait je suis pas si nulle… » 😅 Etre fière de moi, c’est tout nouveau comme sentiment pour moi. Quand j’ai commencé mon blog, mon syndrome de l’imposteur atteignait des niveaux stratosphériques ! Petit à petit, avec les retours positifs que je reçois, je commence à me dire que finalement je sais de quoi je parle on dirait… Quant aux commentaires positifs sur ce que j’écris, alors là, on est carrément dans une autre dimension ! A chaque fois mon cœur explose de reconnaissance envers la personne, qui a non seulement pris le temps de me lire, mais aussi de me laisser un petit mot pour me dire qu’il ou elle a apprécié. Là aussi c’est un vrai boost de confiance en soi, et je garde précieusement ces messages pour les jours sans, les moments creux… Ceux où je me demande si j’y arriverai un jour, où je me dis que je devrais peut-être laisser tomber, parce que de toute façon je ne suis pas assez douée… Etant une éternelle angoissée, elles sont loin d’être rares ces journées. Et les gentils messages que vous m’envoyez me permettent d’apaiser ces craintes et de retrouver le moral. Donc merci à vous d’être là 😊😘

Voilà, j’arrive au bout de la liste 😃 Qu’en est-il pour vous ? Quelles sont les choses que vous aimez et que vous détestez dans l’écriture ? Racontez-moi ça en commentaire 😊

6 réflexions sur “Collab’ : 10 choses que j’aime et que je déteste dans l’écriture”

  1. Très sympa comme article, même pour les non-auteurs 😁 je ne le suis pas moi-même et je n’ai jamais rien écrit en dehors de mes devoirs d’école et articles de blog mais j’ai rédigé ma thèse de doctorat, et je me suis tout a fait retrouvée dans les points 3 et 4 de ce que je déteste dans l’écriture 😅

  2. Je crois que toutes les personnes qui écrivent se retrouveront dans ces lignes…
    A la place du temps j’aurai dis la procrastination – parce que le temps si je le voulais je le trouverai / d’ailleurs quand j’ai vraiment besoin d’avancer sur mes projets je le prends – mais au jour le jour je trouve toujours dix autres choses à faire.
    Ce que j’aime c’est raconter des histoires, transcrire des émotions et tout ce que ça m’apporte de relation au monde – relation avec mes lecteurs – ça c’est le must!

    1. Ahahaaa oui c’est vrai que j’aurais pu (dû!) ajouter la procrastination 😄😅 Mais comme c’est le fléau de mon existence, ça ne concerne pas que l’écriture chez moi 😅😂 Ce serait génial si on pouvait juste écrire nos histoires et échanger avec nos lecteurs sans devoir se préoccuper du reste 😄

      1. C’est ce que j’ai choisi de faire…laissant de côté pour le moment le monde compliqué de l’édition. Trop d’injonctions et pas assez de souplesse. Mais c’est un cheminement très personnel. Et je changerai peut-être d’avis plus tard!!

  3. Ping : #PartageTaVeille | 19/06/2019 – Les miscellanées d'Usva

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