7 conseils pour surmonter le syndrome de la page blanche

Salut tout le monde, j’espĂšre que vous allez bien ?

Ça y est on se retrouve enfin pour le premier conseil d’Ă©criture de ce blog. Mais comme je ne fais jamais rien comme il faut, on parlera plutĂŽt de « non-Ă©critureÂ Â»Â đŸ˜‚ A savoir : comment surmonter le syndrome de la page blanche ?

On connaĂźt tous cette situation. On est au beau milieu de notre roman, les idĂ©es fusent, l’intrigue commence Ă  prendre forme, tout roule et puis d’un coup…plus rien ! La panne sĂšche ! Parfois cela ne dure que quelques jours. Et puis parfois ça s’installe et on se met Ă  regarder notre manuscrit avec apprĂ©hension… N’importe quel Ă©crivain peut rencontrer un blocage d’Ă©criture et cela se traduit de façon diffĂ©rente pour chacun. Vous pouvez par exemple manquer totalement d’inspiration ou d’idĂ©es et ne plus savoir quoi Ă©crire. Vous pouvez aussi vous ennuyer en travaillant sur votre roman. Voire mĂȘme vous dĂ©sintĂ©resser complĂštement de votre texte… L’une des raisons pour lesquelles il est parfois difficile de surmonter cela, c’est que les causes de ce blocage peuvent ĂȘtre trĂšs variĂ©es. Il y a tellement d’origines potentielles qu’il est pratiquement impossible de trouver une recette miracle permettant d’y remĂ©dier Ă  tous les coups. J’avais nĂ©anmoins envie de vous suggĂ©rer quelques petits trucs Ă  essayer si vous vous retrouvez dans cette situation. J’ai divisĂ© cela en 3 conseils et 4 astuces, que je vous prĂ©sente ici…

Comment vaincre la page blanche ?

Avant tout, il convient de se pencher plus profondĂ©ment sur le problĂšme. Mais pas en mode auto-flagellation ! Soyez indulgent avec vous-mĂȘme, cette situation n’a rien d’insurmontable…

  • PremiĂšrement: dĂ©dramatisez ! A moins que votre Ă©diteur vous ait donnĂ© une deadline pour le lendemain, ce blocage d’Ă©criture n’est pas la fin du monde. Inutile d’aggraver les choses en vous mettant la pression. Si vous commencez Ă  rĂ©pĂ©ter en boucle:«Il faut que j’Ă©crive, il faut que j’Ă©crive, il faut que j’Ă©crive !», vous risquez juste de prolonger cet Ă©tat. Un peu comme quand il est 3 heures du mat’, qu’on n’arrive pas Ă  dormir et qu’on s’engueule en se disant: « Mais tu vas dormir oui ?! ». Ça ne marche pas pour le sommeil, ça ne marchera pas davantage pour l’Ă©criture… Alors relax !
  • DeuxiĂšmement: essayez de comprendre d’oĂč vient votre blocage. Y a-t-il une raison indĂ©pendante de votre texte ? Etes-vous particuliĂšrement fatiguĂ©, stressĂ© ou soucieux ? Avez-vous trop de choses Ă  gĂ©rer et plus assez de temps Ă  consacrer Ă  l’Ă©criture ? Faites un petit bilan de ce qu’il se passe dans votre vie et qui n’a rien Ă  voir avec votre activitĂ© d’Ă©crivain. Il se peut que des Ă©lĂ©ments externes soient venus enrayer la mĂ©canique. Et qu’une fois ceux-ci rĂ©glĂ©s, vous retrouverez tout naturellement le plaisir d’Ă©crire.

Si vous ne voyez pas d’explication extĂ©rieure, passez aux raisons directement liĂ©es Ă  votre texte. Pourquoi ĂȘtes-vous bloquĂ© prĂ©cisĂ©ment maintenant ? Ou Ă  cet endroit de l’histoire ? Votre rĂ©cit vous ennuie-t-il ? Si oui, pourquoi ? Etes-vous perdu dans l’histoire, sans savoir quelle direction lui apporter ? Vos personnages vous posent-ils problĂšme ? Votre intrigue est-elle plate et sans intĂ©rĂȘt ? Essayez d’analyser lucidement et objectivement votre texte pour en tirer les conclusions qui s’imposent. Au besoin, faites-le lire Ă  quelqu’un d’autre, qui n’aura pas le mĂȘme attachement Ă©motionnel que vous Ă  votre histoire (ni la mĂȘme subjectivitĂ© du coup). Discutez-en avec cette personne pour avoir son avis. De cet Ă©change naĂźtront peut-ĂȘtre de nouvelles idĂ©es qui vous remettront sur la bonne voie…

  • TroisiĂšmement: faites votre auto-critique. C’est un peu la mĂȘme chose que le point prĂ©cĂ©dent, mais lĂ  c’est vous que vous allez analyser. Votre rapport Ă  l’Ă©criture en gĂ©nĂ©ral et Ă  votre roman en particulier. Pourquoi Ă©crivez-vous ? Et pourquoi Ă©crivez-vous ce texte-lĂ  ? Peut-ĂȘtre qu’une partie de vous se dit que quitte Ă  Ă©crire une histoire, autant la publier. Alors qu’en fait vous avez juste envie d’Ă©crire pour vous et dans ce cas pas la peine de vous stresser Ă  cause de ce blocage… Peut-ĂȘtre aussi que ce texte vous touche bien plus que vous ne le pensiez et que vous avez besoin de temps pour le digĂ©rer… Il se peut Ă©galement que vous vous fixiez des standards tellement Ă©levĂ©s qu’ils sont impossibles Ă  atteindre. Si vous en ĂȘtes Ă  la rĂ©daction du premier jet et que vous pestez parce qu’il ne ressemble pas Ă  un roman digne du Goncourt, vous ĂȘtes mal parti ! Revoyez vos exigences Ă  la baisse et concentrez-vous sur le fait de coucher la matiĂšre brute sur le papier. Vous aurez tout le temps d’amĂ©liorer les choses par la suite. N’oubliez pas: On peut toujours corriger un mauvais texte. Mais on ne peut pas corriger une page blanche !

A l’inverse, vous pourriez aussi souffrir d’un vrai manque de confiance en vous et ĂȘtre convaincu que vous n’avez pas ce qu’il faut pour rĂ©ussir Ă  terminer votre roman. Si c’est le cas, pourquoi ne pas aborder la tĂąche diffĂ©remment ? Au lieu de chercher Ă  finir votre histoire, essayez plutĂŽt de finir votre chapitre en cours. Juste celui-lĂ . Faites une pause de quelques jours, puis essayez d’Ă©crire le chapitre suivant. Encore une fois, juste celui-lĂ . Faites une nouvelle pause et recommencez avec le prochain chapitre. Et ainsi de suite. C’est moi intimidant d’envisager votre histoire morceau par morceau. Vous vous sentirez moins submergĂ© qu’en vous disant que vous avez 100.000 mots Ă  Ă©crire pour y arriver !

Il y a deux semaines, je vous parlais aussi de la peur d’Ă©chouer, qui pouvait en rĂ©alitĂ© ĂȘtre une peur de rĂ©ussir. Je vous invite Ă  aller lire l’article si vous ne l’avez pas encore fait. Cela vous aidera sans doute dans votre auto-analyse et vous donnera peut-ĂȘtre de nouvelles pistes de rĂ©flexion.

 

Vaincre la page blanche
Faites le point avant de baisser les bras ! © Affaires photo crĂ©Ă© par katemangostar – fr.freepik.com

DĂ©passer un blocage d’Ă©criture : mes astuces

AprĂšs avoir dĂ©dramatisĂ© la chose et repĂ©rĂ© les causes de ce blocage, il est temps d’essayer de le surmonter. Pour cela je vous propose quatre astuces assez simples qui devraient vous permettre d’amĂ©liorer la situation.

  • Astuce n°1: Ecrivez n’importe quoi…mais pas votre roman

L’idĂ©e ici est de relancer la machine. Ecrivez sans vous imposer de contraintes. Racontez n’importe quoi: ce qui vous passe par la tĂȘte, votre journĂ©e, le dernier film que vous ayez vu, votre derniĂšre conversation intĂ©ressante, un souvenir, un rĂȘve, peu importe… MĂȘme si ça n’a aucun intĂ©rĂȘt. MĂȘme si c’est absurde. Mettez votre critique interne au placard et Ă©crivez. Ça vous permettra de vous y remettre petit Ă  petit. Un peu comme quand on reprend le sport : il faut rĂ©habituer votre esprit Ă  Ă©crire, structurer des phrases, dĂ©velopper une idĂ©e… Si votre blocage est dĂ» Ă  un manque d’inspiration, le fait d’Ă©crire sans chercher LA super histoire vous dĂ©tendra et dĂ©coincera peut-ĂȘtre les choses. Et qui sait si en racontant le film que vous avez vu ce week-end, vous n’aurez pas une Ă©tincelle crĂ©atrice qui passera par lĂ  et vous remettra sur la bonne voie 😉

  • Astuce n°2 : Faites des exercices d’Ă©criture

L’intĂ©rĂȘt de tels exercices c’est de vous donner un minimum de structure, une direction Ă  prendre. Poser un cadre pour faire jaillir cette fameuse Ă©tincelle et voir ce qui en ressort. Le deuxiĂšme avantage c’est que vous vous dĂ©chargez d’une partie de la responsabilitĂ©, et donc de la pression. Ce n’est plus vous qui devez absolument trouver un bon sujet, une intrigue ou des personnages. Cela vous est fourni (le tout ou une partie), vous n’avez plus qu’Ă  le modeler pour crĂ©er une histoire. Bon, j’entends dĂ©jĂ  les esprits rebelles se manifester ! « Oui mais moi je dĂ©teste qu’on m’impose un sujet ou des contraintes. J’ai besoin d’ĂȘtre totalement libre quand j’exprime ma crĂ©ativité ». Certes… Mais l’un et l’autre ne sont pas incompatibles. Moi aussi je dĂ©teste les contraintes donc je comprends tout Ă  fait vos rĂ©ticences. J’avais les mĂȘmes la premiĂšre fois que j’ai participĂ© Ă  un atelier d’Ă©criture et qu’on nous a imposĂ© des rĂšgles pour le premier exercice. J’Ă©tais persuadĂ©e que cela allait brimer ma crĂ©ativitĂ©. Et vous savez quoi ? Bein en fait c’est l’inverse ! Avoir ce minimum d’obligations Ă  respecter permet de rassembler plus facilement et plus rapidement ses idĂ©es.

Pour le dire bĂȘtement, c’est comme si je vous demandais : « Invente-moi une blague, n’importe laquelle ». A moins d’ĂȘtre un adepte inconditionnel de la chose et d’avoir inventer des centaines de blagues au cours de votre vie, vous allez sĂ»rement devoir rĂ©flĂ©chir un bon moment avant d’en trouver une qui tienne la route. Et vous allez aussi perdre un temps fou Ă  essayer de comprendre pourquoi je vous demande ça (une blague, une blague, elle veut que je lui raconte une blague, j’en sais rien moi, j’en connais pas des blagues, c’est quoi cette question maintenant, avec quoi elle vient?!!!). Alors que si je vous dis: « Invente-moi une blague avec un chien qui parle », ça rĂ©duit dĂ©jĂ  le champ des possibilitĂ©s. Vous avez une direction claire pour savoir oĂč chercher…

(Interruption: vous noterez la qualitĂ© supĂ©rieure des exemples utilisĂ©s 😂😅)

Evidemment, je ne dis pas qu’en appliquant cette technique vous Ă©crirez forcĂ©ment le plus beau texte qui soit ! Mais au moins ça vous remettra dans le bain. Mon petit conte sur la naissance du monde ne casse pas trois pattes Ă  un canard. C’est pas de la grande littĂ©rature, pourtant j’ai un attachement particulier pour lui. Justement parce que c’Ă©tait la premiĂšre fois que j’Ă©crivais « sur commande » et j’Ă©tais ravie de voir que ça fonctionnait…

Si vous ĂȘtes actuellement confrontĂ© au syndrome de la page blanche, je vous encourage vraiment Ă  tenter le coup. Vous n’avez rien Ă  perdre de toute façon… Il suffit d’une petite recherche sur Google pour trouver des idĂ©es d’exercices (et si vous tapez en anglais « writing prompts » vous aurez encore plus de choix).

 

Syndrome de la page blanche
Continuez Ă  Ă©crire malgrĂ© tout… ©Fond photo crĂ©Ă© par freepik – fr.freepik.com
  • Astuce n°3: Just plan baby, plan !

Si vous suivez rĂ©guliĂšrement ce blog, vous savez que j’ai appliquĂ© cette mĂ©thode pour m’aider Ă  dĂ©passer le blocage que j’avais dans mon roman. Durant trois mois je n’ai plus Ă©crit une seule ligne. Je pensais que c’Ă©tait parce que je n’avais plus envie d’Ă©crire (et on reviendra tout de suite sur cette question), j’Ă©tais dĂ©jĂ  en train de me morfondre en pensant que finalement l’Ă©criture n’Ă©tait pas ma voie. En rĂ©alitĂ©, ce qui me bloquait c’est que je ne savais plus du tout comment faire avancer mon histoire. J’avais Ă  la fois l’impression que je n’avais plus rien d’intĂ©ressant Ă  dire et l’impression que ça partait dans tous les sens. J’avais Ă©galement plusieurs idĂ©es de scĂšnes mais je ne savais pas comment les lier entre elles. Et je ne savais pas comment faire Ă©voluer mes personnages… Bref c’Ă©tait vraiment le bordel et comme je n’y voyais pas clair, je ne savais pas comment m’en sortir… Du coup au mois d’octobre j’ai dĂ©cidĂ© de faire un plan pour mon roman. MĂȘme s’il Ă©tait dĂ©jĂ  entamĂ©. Le fait de prendre un moment pour tout noter, voir comment je pouvais enchaĂźner les scĂšnes, par oĂč me diriger etc, ça a bien dĂ©coincĂ© les choses. J’ai fini par retrouver l’envie et mĂȘme l’impatience d’Ă©crire ! Si vous bloquez parce que votre texte vous donne du fil Ă  retordre, je vous suggĂšre d’essayer de faire un plan pour votre roman (ou de revoir/retravailler celui que vous avez dĂ©jĂ , si c’est le cas). Souvent, le fait de remettre de l’ordre dans vos idĂ©es, de les avoir sous les yeux, de pouvoir dĂ©placer les scĂšnes Ă  volontĂ© en utilisant des fiches bristol par exemple, ça permet de clarifier les choses. Et de dĂ©tecter ce qui ne va pas et ce qu’il faut retravailler. Cette clartĂ© mentale est nĂ©cessaire pour pouvoir reprendre l’Ă©criture. Tant que vous ne savez pas oĂč vous allez, vous ne pouvez pas prendre la bonne direction ni vous mettre en marche…

  • Astuce n°4 : Concentrez-vous sur le travail des autres

La meilleure façon de stimuler votre crĂ©ativitĂ© c’est encore d’observer celle des autres ! Lisez un livre, regardez un film, allez voir une expo… Combien de fois avez-vous eu l’Ă©tincelle crĂ©atrice en Ă©tant simplement devant la tĂ©lĂ© ou plongĂ© dans un bon bouquin ? Ou encore en Ă©coutant quelqu’un parler, mĂȘme si la discussion n’avait rien Ă  voir avec la crĂ©ativitĂ© ? Une anecdote, un mot, une attitude qui a fait naĂźtre une idĂ©e d’histoire dans votre esprit… Et mĂȘme sans aller jusque-lĂ . Etudier la structure narrative d’un rĂ©cit, les procĂ©dĂ©s utilisĂ©s par l’auteur, la façon de dĂ©velopper l’intrigue ou les personnages… Cela vous servira toujours, d’une façon ou d’une autre. On ne devient pas architecte sans aller Ă  l’Ă©cole ! MĂȘme s’il ne faut pas de diplĂŽme pour ĂȘtre Ă©crivain, notre formation Ă  nous c’est ça ! Les auteurs qui nous ont prĂ©cĂ©dĂ©s, leurs Ɠuvres, qu’elles soient littĂ©raires ou cinĂ©matographiques d’ailleurs… Ne nĂ©gligez pas l’importance de cette culture Ă  forger, c’est une vraie mine d’or pour votre propre pratique !

Et si je n’ai plus envie d’Ă©crire ?

Cette soi-disant cause de blocage me fait toujours un peu rire. Si vous n’aviez vraiment plus envie d’Ă©crire, vous ne seriez pas en train de lire cet article ! Pourquoi chercher une solution Ă  un problĂšme qui ne vous dĂ©range pas ? Si vous n’avez plus de bonbons mais que de toute façon vous n’avez plus envie d’en manger, vous n’allez pas courir au magasin pour en acheter, n’est-ce pas ? Donc si vraiment votre intĂ©rĂȘt pour l’Ă©criture avait disparu, vous vous en ficheriez bien de ne pas avoir envie d’Ă©crire… Au fond, se dire : «Je n’ai plus envie d’Ă©crire», c’est juste une excuse. Ou plutĂŽt un cache-misĂšre, pour Ă©viter d’aller chercher plus loin… C’est comme se concentrer sur la mini fissure dans un mur au lieu de voir la fragilitĂ© de la charpente (oui la comparaison est Ă©trange mais mes voisins font des travaux, que voulez-vous 😅). Reprenez donc votre analyse personnelle en Ă©tant le plus honnĂȘte possible avec vous-mĂȘme. Et demandez-vous si votre soi-disant manque d’envie est vraiment rĂ©el. Je suis prĂȘte Ă  parier que ce n’est pas le cas et qu’il y a autre chose derriĂšre. La vraie raison c’est peut-ĂȘtre: « Je n’ai plus envie d’Ă©crire ce roman-lĂ , mĂȘme s’il est presque fini ». Le problĂšme ne vient donc pas de l’Ă©criture mais du texte en question. Et vous culpabilisez peut-ĂȘtre d’abandonner si prĂšs du but, aprĂšs tout le travail investi. Votre critique interne passe alors en mode Super Moralisateur pour vous rĂ©pĂ©ter que vous n’avez pas le choix, ce n’est pas sĂ©rieux de laisser tomber, vous devez aller jusqu’au bout maintenant. Et comme un ado rebelle, vous vous rebiffez en faisant de la rĂ©sistance ! Non, je n’Ă©crirai pas !

Savoir accepter qu’un texte ne vous apporte plus rien, ou est mĂȘme carrĂ©ment nul, ça fait aussi partie de la vie d’auteur 😉 Vous pouvez toujours essayer de l’amĂ©liorer… Mais vous pouvez aussi dĂ©cider de le jeter aux oubliettes, au lieu de vous forcer Ă  continuer malgrĂ© le peu de joie qu’il vous procure. Le soulagement que vous ressentirez fera certainement disparaĂźtre votre blocage d’Ă©criture. Et vous serez plein d’entrain pour attaquer un nouveau projet ! 😃 En revanche, si aprĂšs une analyse honnĂȘte et lucide vous rĂ©alisez qu’effectivement vous n’avez vraiment plus envie d’Ă©crire, dans ce cas la question est rĂ©glĂ©e. Inutile de continuer Ă  vous torturer avec ça. Laissez de cĂŽtĂ© l’Ă©criture pour l’instant, vous y reviendrez quand l’envie sera de nouveau prĂ©sente… Ou pas, si l’envie est passĂ©e pour de bon. Ce qui n’est pas un drame, vous trouverez sans doute d’autres façons d’exprimer votre crĂ©ativitĂ© 😊

Pour rĂ©sumer je dirais que le plus important quand on rencontre ce syndrome de la page blanche, c’est de le regarder bien en face et de s’y confronter. En cherchant ses causes et les solutions qu’on peut y apporter. Mais le meilleur moyen de dĂ©passer son blocage c’est encore de continuer Ă  Ă©crire malgrĂ© tout… MĂȘme quand c’est laborieux. MĂȘme quand ça fait mal. MĂȘme quand on est dĂ©sespĂ©rĂ©. Essayez de passer Ă  travers. Ce n’est pas en restant lĂ  Ă  ne rien faire que vous rĂ©glerez le problĂšme… MalgrĂ© tout, je le rĂ©pĂšte: ne vous mettez pas trop la pression non plus. Un blocage dure rarement trĂšs longtemps si on prend la peine de se pencher dessus et d’essayer de le comprendre… MĂȘme si c’est pas toujours gai, un brin d’introspection vous permettra dĂ©jĂ  de faire un pas dans la bonne direction 😊

VoilĂ  donc mes conseils pour lutter contre le syndrome de la page blanche. J’espĂšre que ça vous a donnĂ© quelques clĂ©s pour essayer de le dĂ©passer 😉 Et vous, quelles sont vos astuces en cas de panne ? Parvenez-vous facilement Ă  reprendre l’Ă©criture quand ça arrive ?

 

8 commentaires sur “7 conseils pour surmonter le syndrome de la page blanche

  1. J’ai, bien sĂ»r, connu plusieurs blocages, pour des raisons diffĂ©rentes. J’ai toujours pris la dĂ©cision de laisser le texte de cĂŽtĂ©, de le laisser mĂ»rir dans ma tĂȘte, de façon inconsciente. Avant, je comblais le vide en Ă©crivant des nouvelles. Maintenant, plus, parce que ma maniĂšre de rĂ©diger a aussi Ă©voluĂ© avec les annĂ©es : depuis quelques romans, je prends beaucoup de notes, je fais des plans (le logiciel Scrivener est intĂ©ressant Ă  ce niveau-lĂ ), je rĂ©flĂ©chis pas mal loin de mon texte.
    Dans les périodes de creux, je lis, et il y a toujours une phrase, une idée, quelque chose qui me frappe et qui me pousse à continuer mon propre récit.
    Concernant les contraintes d’Ă©criture : j’ai animĂ© pendant quatre ans un atelier d’Ă©criture, sur mon blog (je songe d’ailleurs Ă  le recommencer) : je demandais aux lectrices et lecteurs de me laisser un mot, et, avec ces mots imposĂ©s, je composais un texte. J’ai Ă©crit, grĂące Ă  cette consigne, de trĂšs jolies phrases-images (en toute modestie), auxquelles je n’aurais jamais pensĂ© sans ça. Il y a eu pas mal de participants, au fil des mois, et de beaux Ă©changes.

      1. J’ai Ă©tĂ© lire ton article, et celui auquel il renvoyait (les questions de Magic Alice). C’est drĂŽle on fonctionne un peu de la mĂȘme maniĂšre 😊 Moi aussi j’ai des pĂ©riodes de grande inspiration oĂč j’Ă©cris frĂ©nĂ©tiquement et pas question de me dĂ©ranger. Je ne me dĂ©range mĂȘme pas moi-mĂȘme pour boire ou manger, sauf quand je suis sur le point de dĂ©faillir! 😄😅 Heureusement que dans ces moments-lĂ  mon chĂ©ri me rappelle Ă  l’ordre pour m’obliger Ă  manger quelque chose, ou vient spontanĂ©ment me dĂ©poser Ă  boire sur mon bureau! 😄 Et je me suis totalement reconnue dans ta façon de t’immerger dans tes pensĂ©es, peu importe l’environnement extĂ©rieur. Moi aussi je peux plonger ainsi dans ma bulle et je ne me rends mĂȘme pas compte de ce qu’il se passe autour de moi…Ou alors au beau milieu d’une soirĂ©e, j’ai une idĂ©e qui me vient et je m’Ă©clipse aux toilettes pour la noter frĂ©nĂ©tiquement avant que l’Ă©tincelle ne s’éteigne (vive les smartphones qui permettent de tout enregistrer au moment mĂȘme! 😄)

        1. J’ai un peu plus de mal, Ă  l’heure actuelle, Ă  faire abstraction du monde extĂ©rieur, car j’Ă©lĂšve seule mes deux enfants. 🙂
          Mais, oui, notre bulle, on y tient ! 😀

    1. Merci pour ton partage, c’est intĂ©ressant de comparer les expĂ©riences 😃 Au fond tu prends tes blocages ou tes pĂ©riodes creuses de façon assez sereine j’ai l’impression. C’est sans doute la meilleure façon de rĂ©agir. Se mettre la pression ne servirait Ă  rien 😊

      1. Oui, je m’efforce de rester sereine – ma vie est dĂ©jĂ  assez compliquĂ©e comme ça, sans que j’ajoute un stress supplĂ©mentaire au niveau de l’Ă©criture.
        Non, se mettre la pression ne sert Ă  rien. Je me souviens, pour l’un de mes romans, Bleu du bonheur, j’ai eu un blocage pendant neuf mois. En fait, via Des mots, une histoire, mon atelier d’écriture, j’avais rĂ©digĂ© un court texte, et j’avais dĂ©cidĂ© d’en faire un roman, une comĂ©die romantique, car certains de mes lecteurs me poussaient dans cette direction. RĂ©sultat : neuf mois douloureux, car ça ne me correspondait pas. Au moment oĂč j’ai pris conscience qu’en rĂ©alitĂ©, je voulais en faire un roman plutĂŽt sombre et mystĂ©rieux, les mots sont revenus.

  2. J’attends toujours tes articles avec impatience 😀 Je ne suis pas déçue ! Je trouve tes astuces trĂšs intĂ©ressantes…Je valide Ă  200% le fait d’Ă©crire, quoi qu’il arrive, mĂȘme n’importe quoi ! (En cas de gros gros blocage, ça m’arrive mĂȘme d’Ă©crire simplement le cours de mes pensĂ©es, comme elles viennent…Je rĂąle sur une page Word et tout de suite ça me calme 😛 ). Je pense qu’il y a beaucoup de problĂšmes « psychologiques » dans le syndrome de la page blanche, et certains sont plus difficiles que d’autres Ă  identifier / traiter. Je n’ai pas Ă©crit une seule ligne pendant des annĂ©es et des annĂ©es, terrassĂ©e par cette « peur » irrationnelle, et je n’ai pas encore tellement rĂ©flĂ©chi Ă  tout ce qui me bloquait, parce que je sais que ça remuerait vraiment beaucoup de choses !

    Haha tu m’as bien fait marrĂ© sur les exercices d’Ă©criture, parce que je commençais tout juste Ă  me dire, au dĂ©but du paragraphe « Ah non mais moi je n’aime pas ça, les exercices d’Ă©criture, rebelle de la vie » 😀 AprĂšs, je reconnais que tu as parfaitement raison…Les contraintes ne tuent pas du tout la crĂ©ativitĂ©, au contraire. Seulement, dans certains cas, je me mets une sorte de pression, je ne sais pas pourquoi ! Bon, allez, j’arrĂȘte de raconter ma vie, sinon, demain, on y est encore…;)

    1. Mais si raconte ta vie, c’est sympa de partager nos expĂ©riences! 😉 Je suis contente que mes articles te plaisent 😊 Concernant les exercices d’Ă©criture et la pression que tu te mets, je comprends tout Ă  fait! Si tu lis mon texte: Obsession, Super-Cochon et naĂŻvetĂ©, tu verras Ă  quel point il est lamentable! 😂😅 Pourtant je suis contente d’avoir fait cet exercice car il m’a poussĂ©e Ă  Ă©crire Ă  un moment oĂč plus rien ne sortait…J’ai dĂ©cidĂ© d’envoyer promener ma pression et d’aller jusqu’au bout, y compris jusqu’Ă  la publication, mĂȘme si j’Ă©tais gĂȘnĂ©e…Tant pis pour la qualitĂ©, au moins j’ai Ă©crit 😊

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